Fatigue en navigation vs fatigue au volant

Je me prépare à faire un long voyage en voiture, et j'ai reçu des commentaires très étranges à mes oreilles :
"12h de route, mais tu seras crevé !"

Et si d'une part j'ai l'impression que je ne me fatigue pas vraiment au volant (à noter que j'ai une façon de conduire très cool ... Je ne m'emmerde pas à rouler à vitesse fixe, ni à coller les voitures de devant)

mais surtout, et c'est l'objet de mon post ici :
je me fatigue laaaargement plus en navigation (surtout que je suis en pseudo-solitaire tout le temps), même avec un pilote auto.

Du coup, je voulais votre point de vue :
est-ce que conduire une voiture est vraiment plus fatiguant que de naviguer à la voile en solitaire ? (sur une même durée)

L'équipage
12 mars 2025
12 mars 202512 mars 2025

Conduire une voiture demande beaucoup plus de vigilance, beaucoup d'informations à traiter en même temps, ça doit stimuler un peu et maintenir éveillé.

La voile en croisière c'est quand même pas violent en temps normal donc c'est logique qu'on soit pas en mode vigilance 100%.

Ne pas oublier également qu'un des premiers symptômes du mal de mer, c'est le sommeil et la fatigue. Perso, quand ça bouge vraiment, j'ai plus trop le courage de rien faire et préfère m'allonger en mode contemplatif.

12 mars 2025

Sur de l'autoroute quasi déserte avec un bon "lièvre", à qui je laisse 7 ou 8 secondes d'avance, mes limites sont les mêmes qu'en navigation : 19 heures non-stop. Après ça, comme je ne suis pas un surhomme, je tombe. De fatigue, qui est un facteur déclencheur du mal de mer, donc ce n'est pas vraiment une bonne idée.

Il y a parfois des situations (équipage complet hors-service ou urgence familiale) qui font que l'on prend ce genre de risques, pas forcément de manière intelligente.
Cela dépend aussi de tes habitudes, de ton mode de vie, de la qualité de ton sommeil les jours précédents le départ, etc.

Sur la route, rien ne t'interdit de faire des pauses. En nav', selon les conditions, il est parfois plus compliqué de dormir, que ce soit pour de courtes phases ou des plus longues.

12 mars 2025

Hello,
Pas de comparaison de mon côté non plus, quand j'avais encore une bagnole ou un PL, je pouvais rouler 12h d'affilée sans problème.
En nav, avec mon foutu mal de mer, ça me tire beaucoup plus dessus.
Je suis très vite allongé, sans appétit, à attendre avec impatience d'être arrivé.
Je vous passe les détails si la houle est importante, hein...😏😁

12 mars 2025

Après une transat je suis pas fatigué ,mais bien plus après 500 km en voiture avec deux arrêts

12 mars 2025

On est tous différents donc pas de réponse possible, me semble t’il, à cette question 😀

12 mars 2025

j'ai essayé de faire des petites sieste en voiture ,j'ai eu des problemes,, mdr

12 mars 2025

A la lecture du post initial, je me demande s’il ne s’agit pas plus d’ennui que de fatigue ?
Naviguant pratiquement toujours seul, pilote auto + merveille pour la pioncette, et lecture, jeux, preparation bouffe, vaisselle, menu bricolage, un coup d’oeil dehors de temps en temps...le bonheur ! 😊

12 mars 2025

En laissant de coté la voiture, je pense que ton sujet a deux facettes.

D'abord, la capacité à l'optimisme, ou à ne pas stresser. Donc, capacité à dormir facilement, plus ou moins en fonction des lieux de nav. Beaucoup au large, moins en semi hauturier (genre moins de 500' d'une côte) peu en côtier (moins de 100' d'une côte).

Ensuite deuxième volet, son rythme de sommeil. Tous les combien tu peux te réveiller sans vraiment perdre ton sommeil. De 20 à 50 minutes on n'a pas le même rythme de sommeil.

Moi, je suis un gros dormeur très optimiste et peu stressé. Je sais qu'en côtier, je peux ouvrir un œil toutes des 20 minutes vérifier qu'il n'y a pas de danger et passer toute la nuit comme ça en étant le matin aussi alerte que si j'avais passé une nuit complète et je peux enchainer les nuits comme ça sans fin.

En semi hauturier, genre La Corogne madère ou Martinique Panama, je me réveille régulièrement, sans aucune fatigue. J'évite grâce aux stats de Marine Traffic les routes trop fréquentées.

En traversée, je me lève deux ou trois fois dans la nuit.

Bon, par contre, ce que je dis n'est pas ce qu'il faut faire. J'ai été gamin en mer et navigué toute ma vie. "j'entends" un cargo avant l'AIS et je sais ce qu'il se passe dehors depuis ma couchette.

Aussi j'ai vraiment confiance dans l'AIS. Au large, 100% des cargos en ont (ceux qu'en ont pas, j'en ai jamais vu) et les pêcheurs le long des côtes d'Amérique du Sud ou centrale sont éclairés comme des sapins de noël.
Les pirogues africaines ou nicaraguayennes non éclairées te voient arriver et t'évitent.

Donc, nous, on part en mer pour se reposer de la vie haletante des escales.

12 mars 202512 mars 2025

C'est très différent, la fatigue sur la route concerne beaucoup plus les autres usagers qu'en mer. Les tolérances ne devraient pas être les mêmes.
En mer la fatigue vient aussi souvent des "à côtés". Le "chef de bord" est souvent aussi animateur, organisateur, logisticien, mécanicien, responsable administratif etc.
Je parle ici du point d'orgue de l'année, la croisière estivale. Pour la navigation en elle même je suis un peu comme ED ci-dessus, un optimiste dé-stressé.

12 mars 2025

Hello,

Difficile de comprendre le message, car on est tous différents.

Mais tout de même, quand je lit, "je me fatigue beaucoup plus en nav qu'en voiture", je trouve ça curieux.
de un, on ne peut comparer. Sur un voilier, on vie sa vie, en voiture, on est toujours concentré, on ne peut lâcher la route et les autres de vue, sinon, c'est pas une situation d'avenir ...
Donc "normalement", on se fatigue beaucoup moins en nav qu'en voiture pour la simple raison, qu'on peu se reposer.

Il m'est arrivé de partir en soirée, pour une nav solo, bien fatigué après une semaine de boulot intense en déficit de sommeil et d'arriver deux jours plus tard, en bien meilleure forme, alors que si je fais ça pour un long trajet en voiture, je prends des risques certains ...

Je parle de croisière, pas de régate bien sur.

Donc, je n'arrive pas suivre le raisonnement, mais j'ai peut être pas bien compris la question?

12 mars 2025

Oui, bien sûr, on peut se reposer en bateau, mais ça dépend des conditions.
Si je chope un semi mal de mer dès le départ, j'arrive assez fatigué au bout de 12h, meme en passant le plus clair du temps allongé ...
C'est parfois different sur plusieurs jours.
Pas de souci par exemple pour remonter les 800 miles en 6 jours de Panama à Guanaja il y a 2 ans, malgré des conditions rock'n roll les 2 premiers jours.
Pas de mal de mer, cuisine, repos, lecture...mais tout de meme pas de bricolage, hein!😁
J'étais arrivé en pleine forme.
Ceci dit, mes souvenirs de longs trajets en bagnole remontent désormais à + de 10 ans, la donne a sûrement changé depuis.
J'étais, par exemple, rentré fourbu l'été dernier d'une escapade de 700km parcourus dans la journée sur ma petite 125cm3!🙄

12 mars 2025

Alors la vitesse d’une voiture fait que la fatigue y est beaucoup plus dangereuse.

Le problème en voilier ce sont les conditions extérieures: le froid par exemple consomme énormément d’énergie .

Avec la monotonie cela amène à de la fatigue qui se trouve de fait être une forme de mal de mer.

12 mars 2025

L'avantage en bagnole, c'est que même fatigué, t'a pas le mal de mer.

Bon, à bientôt 60 piges, je me tape encore Bandol / Etretat d'une seule traite, en m'arrêtant pisser, faire le plein et casser une croute entre deux. Sauf que c'est débile, mais des fois, mes prétentions ne vont guère au delà.
11H00 de route, si le gardon a perdu de sa fraicheur, il en garde encore un peu. Mais pas avec des yeux de hareng de six nuits.

11H00 en mer, je suis défoncé. Avec des yeux de merlan frit. L'air marin me crève, mais c'est aussi pour ça que j'aime bien, après, je dors comme un bébé.

Quand aux FFF (Fain Froid Fatigue) ça ne rate pas pour moi non plus si ça se met à onduler un peu trop fort. Et surtout la fatigue.

12 mars 2025

Il y a 5 F. Fain, Froid, Fatigue, Frousse, Foife ...

14 mars 2025

Pour la Foife, c'est d'ailleurs un remède contre le mal de mer.

Boire de l'eau par micro gorgées environ toutes les 2 à 3 minutes et ça calme voire arrête le mal de mer. En tous cas, moi ça marche.

C'est un patron de canot de la SNSM qui m'avait filé le tuyau.

17 mars 2025

Il y en a un 6ème : le Fuel, dont les odeurs... certains ajoutent aussi la fumée quand on a des fumeurs invertébrés à bord.

17 mars 2025

Ils ont trop fumé ça leur a fait sortir les vertèbres,la vache !

12 mars 202512 mars 2025

Je pense qu'il n'y a pas vraiment de comparaison possible pas seulement du point de vue du bonhomme, mais surtout de l'environnement.
un point important pas encore évoqué me semble-t-il dans le cas d'une baisse de vigilance/assoupissement:
- En voilier, les risques sont globalement moindres, conséquences souvent plus faibles et on prend principalement des risques pour soi-même (et son équipage)
- En voiture les risques sont beaucoup plus élevés, conséquences graves et impliqueront plus probablement les autres....

13 mars 2025

Oui, pas de pilote auto sur une bagnole...mon père, sourd durant les 10 dernières années de sa vie, s'endormait de temps en temps au volant.
Il avait ainsi un jour frotté sur plusieurs mètres la barrière de sécurité sur l'autoroute, avant de se réveiller et de rectifier le tir...heureusement l'ange gardien familial veillait au grain!
Bon, il aimait travailler le mastic par la suite, ça l'occupait!🙄🙂

13 mars 2025

Surtout risqué pour les autres

12 mars 2025

Un petit test tout simple:
Essayez de lâcher la barre ou le volant pendant 3 minutes pour aller chercher quelque chose ou pour aller faire un petit pipi.
Vous verrez qu'il est plus facile de le faire en voilier qu'en voiture, en tous cas bien moins dangereux.
Plaisanterie mise à part, quand je transportais des bateaux de chez Jeanneau ou Beneteau pour les livrer à Helsinki, on conduisait souvent près de 20h d'affilé. C'était facile à l'époque de falsifier les disques du mouchard.
On avait l'impression de ne pas être fatigués mais avec du recul, il est évident qu'on conduisait souvent dans un état second, d'autant plus qu'on était en convoi exceptionnel mais qu'à part en France, on était rarement contrôlé.
Il est beaucoup plus facile personnellement de tenir longtemps sans sommeil en bateau, en tous cas beaucoup moins dangereux pour les autres qu'en voiture.
Je peux encore facilement conduire 8 à 10h d'affilé mais je suis conscient que si le sommeil vient, il ne prévient pas et alors il est trop tard. En bateau, c'est moins grave.

12 mars 202512 mars 2025

Il y a eu des tests très scientifiques de conduite de conducteurs aguerris essayeurs de voitures sur des trajets d’une dizaine d’heures Paris Marseille non stop. A l’arrivée les conducteurs certifiaient être peu fatigués et ne pas avoir ressenti le besoin de s’arrêter sauf besoin légitime , et ne jamais avoir somnolé. Mais le mouchard installé dans le véhicule constatait le contraire environ 5 mn a 10 mn d’endormissement/somnolence au total sur le trajet quelques fois avec des tranches max jusqu’à 10 secondes de perte de conscience … soit quelques centaines de mètres parcourus en plein cirage. Depuis la lecture de cette étude je conduis en faisant des pauses toutes les trois heures environ. Personnellement en navigation en solitaire je mets un réveil de cuisine en général par tranche de 20mn radar et AIS en veille et je dors dans le cockpit. J’ai aussi une alarme en cas de perte du tracking sur mon WP. La vigilance est moins instantanée qu’en voiture. Beaucoup de voitures sont maintenant équipées pour réveiller un conducteur somnolent ne serait-ce que la pression ses mains sur le volent ou le contrôle de la trajectoire sans parler des aides à la conduite automatisés

13 mars 2025

Tout à fait d'accord. Lors d'un trajet en voiture de nuit j'ai saisi le volant pour empêcher la voiture de traverser la route en direction d'arbres. Le conducteur a nié s'être endormi et depuis je ne me repose pas dans des conditions où le conducteur peut être fatigué.
Il m'est arrivé en mer en équipage d'être en déficit de sommeil mais quand je commençais à décrocher les yeux ouverts j'en étais consciente et je demandais du renfort; en solo je fais comme Domde,je n'ai eu qu'une fois un passage à vide très bref après 20 heures de navigation côtière au près en solo où je n'avais pas pu me reposer.

13 mars 2025

Nous faisons très peu de côtier, jamais en solitaire, donc nous pouvons dormir à peu près quand nous voulons, s’endormir en bateau est aisée. La voiture c’est monotone, pas de solution, il faut s’arrêter quand cela s’impose. En revanche faire 1000 kms à moto, c’est moins fatiguant comparé à la voiture. Il y’a un truc pas mal pour rester "éveillé " c’est les boissons énergisantes.

13 mars 2025

Whisky?

13 mars 2025

Mais non !!! Risque de test alcoolémie. "Du taureau rouge "

14 mars 2025

Et avec du bizarre, ça le ferait ?

13 mars 202513 mars 2025

Il n’y a strictement aucun rapport entre les deux.
En bateau on n’est pas contraint de rester concentré à 100% du temps de « conduite » comme en voiture, et par ailleurs les navigations ne sont pas toutes identiques, certaines sont beaucoup plus fatigantes que d’autres. De mon point de vue, ce qui tire le plus sur la couenne c’est la navigation côtière de 24 à 48 heures, là il faut vraiment être attentif à tout, et si en plus il faut souvent manœuvrer la fatigue arrive vite. Après ça dépend aussi beaucoup des bateaux, une nav Brest/la Rochelle non stop à bord d’un bateau de 12 m confortable n’est pas la même chose que la même nav à bord d’un mini, nav pendant laquelle on aura plus de mal à se reposer.
Sinon pour revenir à la conduite automobile, on peut se référer à une épreuve comme les 24 heures du Mans où les pilotes (trois par voiture) ne doivent pas dépasser des relais de 4 heures maximum.
www.24h-lemans.com[...]e-52046

13 mars 2025

Évidemment, je parle bien de comparer ce qui est comparable :
Naviguer en équipage par temps calme au milieu d'un océan désert ne se compare pas à rouler dans Paris pendant 12h (à chercher une place de parking :p)

Traverser le pays (en solo) s'apparente plutôt à ces longues traversées côtières, souvent avec des casiers partout, et autres bateaux qui font des routes parallèles (et donc chiants à éviter). Des navigations où on ne fait pas dodo 20minutes.

Mais bon, vous avez pour la plupart répondu : rouler 12h ne représente pas un challenge si les conditions sont faciles. (Pas de trafic, beau temps, etc.)

Évidemment il n'y a pas de réponse universelle, c'est pour ça que je faisais cette sorte de sondage :)

13 mars 2025

En voiture ? Ca ne veut pas dire grand chose. C'est différent selon que tu roules dans une grosse berline allemande silencieuse ou une petite voiture, ancienne, avec des suspensions approximatives et mal insonorisée

13 mars 2025

On oublie de citer les sources de fatigue en voilier, ne serait ce que la conservation de l'équilibre, on a toujours une main accrochée fermement quelque part, sauf dans la couchette !...
Celà dépend aussi du nombre de virements et d'empannages à effectuer de la difficulté de la navigation ...Et bien sur du bateau lui même.

Le sommeil m'a pris à la sortie du Castellet, après le Grand prix de France moto en 1975. J'étais en moto, sortie de deux jours de liesse. Bas-côté, réveil en roulade dans la garrigue, pas de bobo, guidon tordu : ça bouchonnait et on était à 30 à l'heure.
Le sommeil m'a repris à Septèmes les vallons, 5 heures du mat, retour de fête à Rognes en Renault 5. Traversée de route, panneaux routiers et publicitaires éclatés ; choqués mais que des dégâts matériels.
Depuis quelques années, si je sens le sommeil arriver et j'ai appris à le guetter, je m'arrête et dors, de jours comme de nuit, pour repartir entre 15' à une heure après sans dommage et en forme.
Je grignote et je bois de l'eau, en attendant l'aire de repos.

En mer, hors bande côtière, je me suis endormi (consciemment) plusieurs fois quelques minutes, maxi 10/15, dans le cockpit, sans risquer ma vie ni celle des autres.
Je suis d'accord avec les propos au dessus : même si il s'agit de fatigue dans les deux cas, la vitesse et l'autonomie des deux types de véhicules n'a rien à voir.
Pierre

13 mars 2025

Holà
La fatigue peut être dangereuse dans les deux cas, tout dépend de ce qui s'est passé avant aussi...
Une fois je me suis endormi au volant sur l'autoroute une ou deux secondes, après une grosse journée au ski dans les Alpes on rentrait sur Toulouse, ça m'a servi de leçon !
On s'est arrêtés sur une aire pour récupérer et ensuite comme c'était l'hiver on a roulé avec une vitre ouverte et sans chauffage pour être toniques..
L'année passée je suis rentré de Corse non stop jusqu'à PSL ,parti le lundi matin et arrivé le mardi soir sans pouvoir dormir, après une grosse journée de planche dans les vagues la veille... Aussi j'ai dû manœuvrer sans arrêt,plus une grosse houle sur la traversée .
J'entendais des voix avec la fatigue et je plongeais de temps en temps dans le sommeil quelques secondes mais impossible de faire mieux,trop de monde sur la route il fallait rester éveillé.
Pousser les limites ça peut craindre parfois...en voiture ou en bateau ... faut pas que ça dure ou que soit une habitude...

13 mars 2025

Et tu crois pas qu'en bateau, beaucoup plus facilement que sur une route, au cas ou le vent est très variable ou le monde très important, s’arrêter quelques heures, mettre à la cape, bien s’éclairer ne serait pas une solution intéressante? On n'est pas en course.
J'ai jamais été en position scabreuse en voilier, même ne piquant de petits roupillons de temps en temps, même le long des côtes bretonnes.
Il me semble que l'impératif de vitesse que nous distille ad nauséam les revues nautiques aille à l'encontre de la sécurité. T'es fatigué et ton pilote est HS, quelques heures à la cape peut être la solution.

13 mars 202513 mars 2025

@ED850: bien dit tu m'as devancé, j'allais le dire. "Le temps, c'est notre seul luxe", prenons le alors. C'est aussi mon avis et mon habitude.
Hors d'un rail et s'il n'y a pas d'impératif météo, évidemment.

13 mars 2025

@ED850 (suite) ... en espérant aussi qu'il n'y ait pas dans les parages un P-C Solong+ avec un capitaine russe à la barre qui a décidé de me prendre pour cible. :). Tu me diras que les mauvaises rencontres existent aussi sur les aires de repos des autoroutes...

13 mars 2025

Cette question et les réponses se retrouvent dans tous les sujets qui ont trait au risque, à la sécurité, au niveau de stress que chacun a en navigation et sa propension à voir du danger.
On trouve toujours un exemple stressant dans toutes les situations. Appendicite en mer, grain blanc non prévu, cargo (russe) sans veille ou sans feu, hauban cisaillé...
Je pense que chacun a sa sensibilité et un penchant plus ou moins important à envisager le pire.
Néanmoins, après avoir rencontré beaucoup de navigants dans ma vie, je suis sur que le stress et l'angoisse sont un frein très fort à la navigation non seulement par le caractère irascible qu'ils entrainent, mais par les coûts qu'ils induisent en équipements et en place de ports.

13 mars 2025

Je dirais qu’en comparaison avec la route, c’est qu’en Naviguation tu suis TA route, tu peux zigzaguer , tu peux mettre le pilote, tu peux faire un nap de 20 min,aller au wc,manger un bout, regarder un film.. en voiture : NON
Allez ,une autre question .. celle la etait facile 😉🤓

13 mars 202513 mars 2025

Trop facile de juger sans savoir les gars...
Si j'ai poussé pour arriver c'est parce que j'avais du travail sur PSL et en plus une fenêtre météo ultra contraignante...
Moi je ne suis pas à la retraite peinard,je bosse !
Et si vous connaissiez un tant soit peu la méditerranée vous sauriez à quel point les systèmes météo sont instables et la houle redoutable et très courte.
Il m'est arrivé ,toujours en solo,de faire une remontée ultra sportive aux Antilles depuis Margarita jusqu'en Martinique,en perdant plusieurs kilos avec des réglages incessants dus à un Alizé avec beaucoup de nord,je n'en suis pas mort,mais il y a parfois des moments un peu durs à passer,et au bout la récompense de l'arrivée.
Il m'est déjà arrivé de me poser à la cape devant un atterrissage compliqué au petit jour ,faire un somme d'un quart d'heure pour avoir les yeux en face des trous bien évidemment.
Alors dire moi j'aurais fait ci ,moi j'aurais fait ça ,désolé mais vous n'étiez pas à ma place et des fois c'est comme en montagne il y a des moments compliqués à traverser,et c'est le sel de la vie,sinon perso je m'emmerderais grave hi hi hi,même si j'aime aussi les traversées paisibles...

13 mars 2025

Hé, on ne t'impose rien, James. Simplement on dit qu'il est aussi possible de relativiser les trucs. Margharita-Martinique, ou Testigos-Martinique, nous, on pionce comme des bienheureux. Mais comme je dis, c'est pas un conseil, c'est simplement qu'on a un bateau pour, très tolérant, et une façon de naviguer qui nous va.
On a rencontré et on rencontre des couples qui veillent et font des quarts même dans les traversées longues. Libre à eux. Ce n'est pas notre façon de vivre en mer. Mais puisqu'on le fait, c'est que c'est simplement possible. Donc, au lieu de prendre la mouche, voir qu'une façon moins prenante de naviguer est une alternative n'est pas forcément négatif.
Quand on est rentrés de notre 2ème TDM (par Suez) on est allés direct d'Ajaccio à Sète. Avec nos 3 enfants à bord, je menais le bateau seul. Nous n'avons mis du fuel dans le moteur que pour passer le canal du midi. J'ai navigué comme d'hab. Un peu de veille, pas mal de temps à dormir.
Une façon de faire n'est pas une attaque.

13 mars 2025

Il y a conduite et conduite et navigation et navigation :)
Je fais regulierement des longs trajets en voiture 1100 km. Je fais partie des gens qui font de courts arrret (5min) et peu 3h ou 4 h entre chaque...
Je roule de nuit car pas de stress. Conduite toujours fluide, pas de ralentissement / pas de pbs pour passer les villes. J arrive assez frais meme apres avoir travaillé toute la journée... en revanche je me sens incapable de faire un 15 aout le meme trajet en pleine journée... ça nescessite une attention permanente... modif de la vitesse / bouchons / tps de trajet largement augmenté / stress / vigilence etc...

En voilier c est pareil 12h dans 10 noeuds de vent au portant c'est vraiment pas pareil que la meme duree dans 30 noeuds au près...

13 mars 2025

@james, moi aussi je maigris à chaque nav...le truc, c'est que reprends aussi sec une fois arrivé!😁
Et dire que certains paient cher des séjours de yoga ou autre avec des programmes de jeûne draconiens!😂

14 mars 202514 mars 2025

Hi hi hi...
C'est sûr c'est un stage minceur !

Il n'y a pas d'attaque pour répondre à Ed qui a décidément toujours du mal à comprendre que les autres ne vivent pas comme lui...et qui ne navigue jamais seul...

Des fois on n'a pas le choix,des fois je suis en mode tranquille et j'ai tout mon temps,des fois les circonstances font que c'est un peu sur le fil du rasoir.

Je ne prends pas la mouche,mais les conseilleurs ne sont jamais les payeurs ni ne sont sur place...
Et toi Ed qui "sent" les cargos avant qu'ils arrivent, pourquoi alors as-tu un Ais alors ?
Je trouve ça très prétentieux...

Fais une traversée au milieu du traffic de l'été entre Corse et continent avec une météo bien pourrie et changeante,longe la côte entre Toulon et Marseille et rentre dans le Golfe de Fos à la voile entre les cargos et on verra dans quel état de fraîcheur tu arrives.

Admettez qu'il y a mille façons de naviguer,des fois c'est cool des fois non ,pour des raisons x ou y , rien de plus rien de moins.

Ne pas voir le monde uniquement à travers son seul prisme c'est rester humble ,et il faut de tout pour faire un monde n'est ce pas ?

Ce sont les conditions qui décident de la dureté du voyage aussi.
Il m'est arrivé au Cap Vert de refuser de faire un cap trop serré avec des amis ,trop casse bateau,de tirer un bord vers Boavista pour revenir le lendemain à Sal,notre destination, bien plus tranquillement.

Le trajet nord/sud sur les Antilles je l'ai fait plus d'une fois (j'y ai habité 5 ans et j'y suis revenu plus tard),et il y a eu des remontées ultra paisibles,avec un Alizé bien à l'est, j'ai le souvenir d'un trajet Tobago Martinique en passant au vent des îles,comme dans un rêve avec une demi lune dans le ciel étoilé...
Si on navigue aux Antilles on sait très bien que l'alizé peut varier et rendre les conditions très musclées.

Il y a 20 ans je suis arrivé aussi par le sud à Formentera,au bord d'une énorme dépression orageuse typique qui venait,on a eu deux heures de bataille pour remonter se mettre à l'abri,on est arrivés sonnés au port mais contents d'y être avant que ça se déchaîne.
Là il a fallu lutter !

La voile je le répète c'est comme la montagne,des fois tout passe sans efforts,des fois il faut le coup de reins...

Si c'était tout le temps paisible je me lasserais de longue,et je deviendrai gros et gras comme les plaisanciers du troisième âge,hi hi hi...
Bordel, vive l'action de temps en temps,on est vivants ou bien ?

14 mars 2025

Sur la route comme sur la mer la fatigue est un élément déterminant dans les accidents, soit c'est l'élément principal soit elle a grave la situation.
Je roulais beaucoup dans ma vie professionnelle et la fatigue arrive plus rapidement qu'en mer mais les conséquences sont les memes,, perte de vigilance et allucinations.
Comparer les deux n'a pas trop de sens, les facteurs conduisant à une trop grande fatigue sont nombreux, quelque soit le domaine cela reste un problème à gérer, pour les métiers dit intellectuels cela peut être un mauvais jugement ou une mauvaise décision, dans d'autres domaines cela peut se solder par une chute, un accident avec une machine, ou que l'on soit et quoi que l'on fasse la pleine possession de ses moyens est primordiale, en mer et en solitaire on doit prendre en compte les horaires de départ, les moments ou les lieux où il est plus opportun de se reposer.

14 mars 2025

j'avais raconté ça le 26/10/2020 www.hisse-et-oh.com[...]e-mer-7 .
Je pense qu'en bateau, il y a toujours moyen de déstresser. Comme disait mon grand père marin pêcheur, "en mer, quand tu dois te presser, c'est que tu l'as fait trop tard".
Dans mes 25 ans de responsable d'école de croisière, j'ai toujours tenté d'enseigner ça à mes stagiaires : Pas de paroles fortes en manœuvre, naviguons zen, le stress et la fatigue ne sont pas des impératifs. Naviguer, ce n'est pas se battre, ni souffrir, ni faire souffrir son bateau.
C'est ma façon de voir la mer et la navigation. Mais chacun a sa vision personnelle, bien sûr.

14 mars 2025

Naviguer non stressé c'est une chose,batailler de temps en temps c'en est une autre ...

Ne joue pas à blanc ou noir Ed, à stresser ou être zen, ça ne veut strictement rien dire , c'est une façon réductrice de voir la vie...

Quand je suis dans une situation où il faut lutter je l'accepte, sans stress particulier, sans pression,sans me mettre en danger ni faire souffrir mon bateau ( j'ai horreur de ça).

Naviguer ne se résume pas à soit se battre soit être en mode ultra relax,pas la peine de partir dans les extrêmes et d'opposer les deux ça n'a aucun sens de jouer au mec cool contre les stressés...

C'est comme le moteur sur une annexe, j'ai des rames et une voile et ça ne m'empêche pas d'utiliser le moteur de temps en temps,je ne suis pas rigide sur ça...

Et ce que je fais avec les stagiaires n'a rien à voir avec mes navs en solo, où je peux aller dans le mauvais temps,buller très longtemps dans une crique...

Arrêtons d'être blanc ou noir ...un peu de compréhension sur les différentes façons de naviguer sans les opposer

14 mars 2025

Hello,
J'ai de mon côté une nav à priori tranquille prévue lundi prochain.
160 miles d'est en ouest pour rejoindre Bocas del Toro de Linton Bay, en solo.
Un bon 15 noeuds de nord durant 24h, puis ça tournicote ouest- nord ouest par la suite, mais je devrais être presque arrivé!
1m maxi de houle, du coup je vais peut-être arriver à manger un peu...🙄😁
La seule inconnue sera la force du courant local contraire qui sévit ici.
Quelle sera mon état de forme en arrivant, ça, je ne sais pas.
A suivre donc...🙂

14 mars 2025

Un peu de surveillance au début pour les cargos qui arrivent qui partent de Panama. Après, c'est cool. Tu risques d'avoir peu de vent et rouler un peu en étant peu appuyé. Bonne balade.
J'ai eu un moniteur qui était sujet au mal de mer. Même en sécu, il dégueulait parfois. J'ai jamais compris qu'il continue. Il aimait bien son boulot, pourtant. C'était l'entraineur de Benjamin Dutreux (en cata, à cette époque)

14 mars 2025

Salut Ed, oui, je dois être un peu maso.🙄
Le Stugeron me retourne complètement désormais, depuis que j'ai dépassé les 60 balais, donc je n'en prends plus.
Ceci dit, j'ai fait cette route déjà 3 ou 4 fois, mais toujours bien accompagné!
Avec 15-18 noeuds au travers et tout dessus, je devrais avancer et ne pas trop rouler!
Enfin j'espère...🙄😂

14 mars 2025

Hello,
Quand tu n'es pas en solo, tu n'es pas malade ?

14 mars 2025

Et t'as essayé en barrant un peu? En école, quand un stagiaire était barbouillé, je le mettais à la barre quelques dizaines de minutes et (souvent) ça passait.
Ce coin du fond du golfe de Darien est toujours assez agité. Toute la houle de la mer des Caraïbes arrive là et se répercute contre les côtes. Même sans vent, on a toujours un peu de vagues dans tous les sens.
Bon, nous, on est toujours passé là avec pas mal de vent et l'entrée entre les digues de Colon ont toujours été un peu scabreuses.

14 mars 2025

Heu, mon percheron avec sa barre hydraulique n'est pas trés fun à barrer.
J'évite d'aller trop souvent à l'intérieur, c'est souvent ça qui me déclenche le mal de mer.
@Flora, non, ça ne change rien...je dirais même que c'est parfois pire à deux!🙄😁
Je crois vraiment que c'est lié à la hauteur de la houle, et au fait que je réussisse à remplir mon estomac ou pas.
Le stress aussi, sûrement...
En fait, moins je suis malade, mieux les navs à venir se passent.
Les deux petites dernières se sont bien passées, celle d'avant moins bien.
Du coup je me prépare des trucs en avance, le tout est de les garder une fois avalés. 🙄

14 mars 202514 mars 2025

ok... aucun conseil de ma part ! je te plains sincèrement.
Depuis que je navigue peu, je me dis que ça risque de me tomber dessus un jour ou l'autre, quand je renavigue... mais non, pas pour le moment en tout cas. C'est une chance, je sais pas si j'aurais persévéré dans ton cas... et tu n'es pas le seul !

14 mars 2025

@Flora, bah, je me suis fait une raison, et j'essaye de bien choisir la fenêtre météo.
Tout seul je fais avec, c'est parfois plus compliqué avec une amie, même prévenue,
surtout lorsque c'est sa première nav!🙄😁
C'est d'ailleurs drôle, aucune d'entre elles n'a jamais eu le mal de mer, même étant complètement novice.
Ma fille par contre a hérité du même souci, contrairement à sa mère.

14 mars 202514 mars 2025

Pour info, pourquoi pas lors d'un de tes retours?

www.francebleu.fr[...]6238000

www.facebook.com[...]925843/

14 mars 2025

Oui, j'ai vu la machine en réalité virtuelle, Polmar m'avait passé le lien.
Ça a l'air réservé aux pros, non?
Sinon je tenterais bien le coup, j'ai de bons copains sur Brest que je reverrais avec plaisir.
Une idée de la façon de procéder ?
Je n'ai même pas de médecin traitant...

16 mars 2025

A Pat45, et les autres.

C’est ouvert à tous
hiaclermonttonnerre.sante.defense.gouv.fr[...]de-mer/

Pour un rendez-vous,

02 98 43 76 10

Pour memoire, cet hôpital est intégré au parcours de santé de tous les français, donc ouvert aux civils
hiaclermonttonnerre.sante.defense.gouv.fr[...]/

16 mars 2025

Merci pour les infos, Polmar...
Je vais me renseigner une fois rentré!🙂

14 mars 202514 mars 2025

Pat est courageux,pas facile de partir en mer en sachant le risque...
Et puis on peut tomber dans un cercle vicieux ensuite,penser qu'on l'aura toujours...
Peut-être Pat un coup d'hypnose ça marcherait ?
Il y a parfois des résultats étonnants...

14 mars 202514 mars 2025

L'hypnose...?🙄
Oui, pourquoi pas, j'aurais dû demander à mon ex femme, à l'époque où c'était son truc.😁
Les exercices respiratoires aident un peu aussi.

14 mars 202514 mars 2025

Bien sûr,il y a une part psychologique importante dans le mal de mer,et l'hypnose agit sur l'inconscient.
Ça peut marcher, qui ne tente rien...
Certains sont très réceptifs à l'hypnose,et grâce à cette aide peuvent arrêter plus facilement de fumer par exemple.
Le Yoga aussi peut être ?
Ou le pranayama ?
Mais là c'est du boulot,j'en fait un peu pour les nettoyages des organes et intestins et l'apprentissage se fait dans le temps.

16 mars 2025

Part psychologique ? J'ai cru plusieurs fois que mon malaise n'était pas dû au mal de mer parce que j'avais mis un patch de Scopoderm jusqu'à ce que je fonce vomir...et les "5F" n'étaient pas en cause.
C'est sans doute plus vrai pour des débutants.

16 mars 202516 mars 2025

Le mal de mer c'est très compliqué... il n'y a pas que les 3, 4 ou 5F ,hi hi hi

Des fois c'est lié au lâcher prise,les gens perdent leurs repères dans un environnement qui bouge et ne s'adaptent pas.

J'ai vu une maman qui a force d'insister a rendu son gamin malade comme elle alors qu'il était très bien avant...

Mon ex était malade les trois premiers jours en nav hauturière, après fini totalement,mais en côtière ou au mouillage ça pouvait venir n'importe quand.
Ma mère n'était malade qu'au près,et une fois attrapé ça ne passait hélas pas facilement...

Bon je n'ai jamais été malade vraiment, j'ai fait une fois un vomi juste en passant Gibraltar (trop de bières la veille !) mais c'est tout,et j'allais super bien après avoir donné mon dû aux poissons!

Une autre fois penché la tête en bas en école de voile pour démarrer un moteur récalcitrant qui pissait l'essence, brassé par une houle vicieuse (comme la perceuse de Mitch !)... là j'ai senti qu'il ne fallait pas insister,la gerbe montait avec un repas qui n'était pas loin avant,hi hi hi

14 mars 2025

Personnellement, je suis plus fatigué en conduisant qu'en naviguant. J'ai fait de longs voyages en voiture sans escale de Flagstaff (AZ) à Indianapolis (IN) 23 h quand je n'étais pas trop fatigué, tandis qu'un trajet de 6 h jusqu'à St. Louis avec beaucoup plus de trafic et beaucoup de camions était épuisant. En mer, je suis moins fatigué s'il n'y a pas trop de monde à bord et je peux me concentrer sur ce qui doit être fait et gérer le temps et le timing.

16 mars 2025

Il y a plusieurs facteurs qui provoquent le mal de mer dont le stress :
l'année dernière j'ai ramené le bateau d'un copain de Martinique en métropole, nous étions 3 à bord.
L'équipier le mois expérimenté a été malade dès le passage de la pointe Nord de la Martinique puis au fil des heures cela s'est amélioré, au bout d'une journée c'était terminé.
Nous avons traversé fin mai début juin avec une météo maniable, mais à chaque fois que le temps devenait moins facile, 25 nds de travers par exemple, il était à nouveau malade malgré la prise de Stugeron puis dès que la mer et le vent se calmaient c'était terminé.
Cela s'est reproduit à au moins 4 reprises pendant la traversée et à chaque fois que la météo se dégradait.
Nous n'avons fait que très peu de près, surtout du reaching et du portant avec un bateau très stable (Bongo 6.60).

16 mars 2025

Bongo 9.60 et non pas 6.60

17 mars 2025

Quand un coup de fatigue me prend en voiture je m'arrête dès que possible, l'effet hypnotique des bandes pointillées ou des jeux d'ombres peut être terrible... Continuer à conduire dans ces conditions devient très dangereux, donc stop.
A la barre d'un bateau c'est très différent, le risque de "sortie de route" est beaucoup plus faible, notamment au large. Il m'est arrivé de m'assoupir quelques minutes, le bateau, bien réglé ou sous pilote, continue sa route et s'il en dévie le réveil se fait et on corrige.
Il m'est arrivé de manquer de sommeil au point d'avoir la vue qui se brouille et passe d'images de rêves semi-éveillé limite hallucinations et le temps de retrouver une vision nette s'étire de plus en plus... dur quand il faut tenir un cap.
Il m'est arrivé aussi d'avoir un chef de bord devenu très hargneux à cause du manque de sommeil... J'en ai eu peur, et je n'ai réussi qu'à le ramener à de meilleurs sentiments en lui disant d'aller dormir, que je prenais sur son quart et qu'on recalerai les tours quand il aurait dormi...

19 mars 2025

Hello,
En attendant, je suis bien arrivé, et en suffisamment bonne forme pour une arrivée sans encombre de nuit au mouillage.
36h de nav, dont 10h de moteur, faute de vent sur la fin, et faute d'avoir pu tenir mes 6 noeuds de moyenne habituels.
Un courant tout du long d'au moins 1.5 noeuds m'a bien ralenti et a changé la donne.
Question mal de mer, bon, ça a déjà été pire, j'ai pu avaler 3 yaourts, un bol de cereales, et un peu d'eau.
J'ai sûrement dû dormir quelques heures durant la nuit également, et ai pu bouquiner un peu.
Content d'être arrivé, en tout cas, le dîner avec une petite bière a été grandement apprécié !😁

Cap Tanneron  Porte de la Mer Egée

Phare du monde

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Cap Tanneron Porte de la Mer Egée

2022