Union des deux chantiers IDB Marine et Marée Haute

Les deux chantiers dynamiques de Tregunc qui partagent déjà leurs locaux ont décidé de s'unir, source Le Télégramme:
www.letelegramme.fr[...]299.php

Les deux chantiers de construction navale installés au Minaouët à Trégunc ont décidé de se regrouper en mutualisant leurs compétences.

La nouvelle devait être officialisée lors de la remise des prix de la Duo Concarneau ce dimanche après-midi. Mais Serge Calvez - patron du chantier « Marée Haute » - était encore en mer (lire ci-dessous) et, partant, injoignable. Pourtant, Denis Bourbigot, fondateur du chantier IDB Marine, reconnaissait ce dimanche que la réflexion sur le regroupement des deux chantiers de construction de voiliers, installés dans la zone nautique du Minaouët à Trégunc, était « très avancée ».

« La rumeur court déjà sur les pontons et nous avons réuni nos salariés jeudi pour parler de ce regroupement », poursuivait-il. Il reconnaissait aussi que « nous travaillons là-dessus depuis déjà pas mal de temps. Éric (Éric Brulé, PDG du Groupe BFR actionnaire de Marée Haute, NDLR), a montré à Serge (Serge Calvez, patron de Marée Haute), à Pascal (Pascal-Edouard Benois, associé de Denis Bourbigot, NDLR) et à moi que c’était une excellente solution pour la croissance » poursuit Denis Bourbigot. Le patron d’IDB soulignait aussi « notre volonté commune de travailler ensemble ». IDB Marine compte 17 salariés et BFR Marée Haute en compte 27.

« Mutualiser nos compétences »

Les deux chantiers sont actuellement installés sur la zone nautique du Minaouët à Trégunc, à la frontière de Concarneau. L’espace dispose d’un accès à la mer, via le bras du Minaouët. Cet espace nautique (environ 4 hectares) a été racheté en 2017 par BFR, associé de Marée Haute. IDB Marine est locataire.
Les bureaux des deux dirigeants ne sont éloignés que d’une dizaine de mètres et les ateliers des deux chantiers sont installés dans les mêmes bâtiments. Autant dire que les deux entrepreneurs se connaissent parfaitement bien. « L’idée, poursuivait Denis Bourbigot, est de mutualiser les locaux et les compétences des deux chantiers. On dispose de 8 000 m² d’ateliers couverts avec des ateliers côte à côte et de deux unités de stockage. On a besoin de place et, en nous regroupant, on peut optimiser tout l’espace pour être encore plus compétitifs ». La structure juridique de cette nouvelle entité n’est pas encore connue : « On y travaille ». Tout comme le nom de la future entité.

Élargir la gamme et développer la voile sportive

Ces deux chantiers, sont internationalement connus pour leurs productions. Marée Haute (devenu BFR-Marée Haute en 2016 par l’entrée du groupe BFR dans le capital) est le constructeur du Dingo, du YAKA et surtout du Django. Des unités déclinées en plusieurs tailles. De son côté, IDB Marine est connu pour ses Malango, Opengo et Mojito ; séries également déclinées en plusieurs tailles. Dans leurs catalogues, les deux chantiers proposent des versions « Course » de certains de leurs voiliers de croisière. « Le regroupement permettra d’élargir encore notre gamme » résume le patron d’IDB. Et « cela permettra aussi de développer les voiliers sportifs ». IDB Marine vient justement de se lancer dans la construction en série de « Maxi 6.50 », des Mini 6.50 à étrave ronde, dessinés par l’architecte David Raison. Quatre unités sont déjà construites et « dix-sept sont déjà commandés », souligne Denis Bourbigot.

L'équipage
09 sept. 2018
10 sept. 2018

Bonne nouvelle pour ces 2 excellent chantiers!
De mémoire le taulier d'IDB traîne parfois sur le forum, il pourra nous expliquer la manoeuvre plus en détail.

10 sept. 2018

un autre article aujourd'hui dans le Télégramme pour expliquer que les chantiers du coin marchent fort, c'est la reprise pour eux aussi, pas que pour les gros.

10 sept. 2018

Une nouvelle naissance et biloup qui disparaît, y a pas a dire, il faut suivre le marché de prêt.

A Concarneau le chantier IDB en redressent, extrait du télégramme du 30 décembre:

" À Concarneau, le placement en redressement judiciaire du chantier naval IDB Marine, 20 ans d’existence, sonne comme un coup de tonnerre. Mais le patron, Denis Bourbigot, ne compte pas baisser les bras. Il s’explique, en toute transparence.
À Concarneau, après une période compliquée à l’automne 2025, Denis Bourbigot, patron du chantier naval IDB Marine, compte bien redresser la barre de son entreprise, placée en redressement judiciaire le 12 décembre.
« Il y a vingt ans, jour pour jour, je signais la vente de mon premier bateau », confie, ce mardi 30 décembre, Denis Bourbigot qui dirige le chantier naval IDB Marine, à Concarneau. Aujourd’hui, le chef d’entreprise traverse une période difficile. Le 12 décembre 2025, son entreprise a engagé une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Quimper.
En acceptant le principe d’un entretien pour Le Télégramme, Denis Bourbigot joue carte sur table. « Je n’ai rien à cacher. Je ne suis pas fier d’en être là. Mais le redressement judiciaire n’est pas un enterrement. Je crois en la qualité mes bateaux et mes clients aussi », assure-t-il. Début décembre, il en prévient trois : deux avaient un bateau en construction et un autre avait passé commande. « Tous me suivent. Mes douze salariés et mes quatre stagiaires alternants aussi. On va faire face », poursuit-il. Il a échangé avec ses fournisseurs, beaucoup lui ont exprimé leur soutien. « Ça fait vingt ans qu’on travaille ensemble. J’ai toujours privilégié les fournisseurs locaux. Dans des périodes difficiles comme celle-ci, ça change tout », reconnaît-il.
En mai dernier, le Mojito 32, 9,80 de long, a été mis à l’eau pour des essais concluants. Une période d’euphorie s’en est suivie.
D’abord l’euphorie puis la douche froide
Mais comment en est-il arrivé là ? « 2025 a été une année très chargée. Le développement du Mojito 32 nous a pris beaucoup de temps. À partir du moment où on a mis le premier bateau à l’eau, au printemps, il y a eu de nombreux moments euphoriques, car tout le monde nous disait que le Mojito 32 était génial. Puis, il y a eu l’été, très intense aussi, avec beaucoup de navigation. Je n’ai pas pris de vacances. J’avais en ligne de mire Le Grand Pavois La Rochelle, le salon le plus important pour nous. On a ressorti les deux bateaux, un Mojito 650 (6,50 m) et un Mojito 32 (9,80 m), qu’on allait présenter pour les mettre nickel. Là-bas, fin septembre, l’accueil des clients potentiels a été extraordinaire. Le Mojito 32 a remporté le prix Bernard Rubinstein, celui de l’innovation. On est rentré avec un nombre de contacts supérieurs aux autres années et l’impression d’avoir fait un bon salon. Mais ce n’est pas l’endroit où on signe des commandes. Il faut que le client vienne à Concarneau, qu’il voit comment on travaille. Ici, c’est de l’artisanat », relate le chef d’entreprise.
Le chantier naval IDB Marine emploie douze salariés et quatre alternants.
« J’ai fait un burn-out »
« En octobre, j’ai découvert un problème de saisie, un acompte qui n’avait pas été saisi dans l’informatique. Je pensais avoir une réserve mais je ne l’avais pas », explique-t-il. Vient s’ajouter un litige ancien, datant de 2018, un prêt garanti par l‘État, qui pèse lourd sur les finances, et un contexte difficile pour le nautisme en France. « Un Mojito 650 neuf équipé se vend 130 000 €. Pour s’offrir un Mijoto 32 avec tout l’équipement, comptez entre 300 000 € et 330 000 €. Ce n’est pas rien », complète-t-il.
Cet automne, quand l’homme prend conscience que son entreprise est en péril, il craque. « J’ai tout coupé, je me suis replié sur moi-même. J’étais cramé et j’ai fait un burn-out. Et puis j’ai cherché de l’aide. Auprès d’un médecin, pour ma santé, et du tribunal de commerce, pour sauver IDB Marine. J’ai activé tous les leviers, je compte bien redresser la barre. Je sais qu’on y arrivera », conclut-il.

Heuresement être en redressement n'est pas une tare, mais le dirigeant se retrouve souvent seul devant un monceau d'emmerdes, c'est une sale période à vivre, compassion et soutien, je suis passé par cette case et je ne souhaite à personne de connaître cet épisode, la vie des entreprises n'est pas faite que de gloire et de satisfactions.

ça donne tout de suite envie de faire un chèque de 30% a la commande... :-)

On peut voir les choses de différentes façons. Un voilier d'un peu moins de 10m, vendu à 330 000€ n'est pas vendu suffisamment cher pour qu'un petit chantier qui le construit puisse assumer toutes les charges qu'il a payer.

IDB Marine avait recentré presque toute son activité autour de la production des Maxi 6.50 (Mini de série) avec un franc succès commercial et sportif. La classe Mini a décidé fin 2023 de limiter à 25 le nombre de bateaux neufs construits chaque année. Ça a forcément eu un impact sur l'activité du chantier.

De mémoire il y a eu un incendie il y a moins d'un an dans le chantier ou Marée Haute qui produit les Django.

Pas facile la vie des petits patrons et des petites boites, la trésorerie doit-être une priorité de chaque jour.

Québec, le cap Gaspé

Phare du monde

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2022